Dimensionnement
Quel diamètre de gaine pour quel débit ?
Le diamètre d’une gaine se choisit à partir du débit qu’elle doit transporter et de la vitesse d’air acceptée. Trop de vitesse, et le réseau siffle et perd de la pression. Trop peu, et l’on paie une section inutile.
Q (m³/h) = V (m/s) × S (m²) × 3 600 avec S = π × D² / 4
Vitesses usuelles
- Raccordements de bouches en logement : 2 à 3 m/s, pour rester silencieux.
- Collecteurs et réseaux résidentiels : 3 à 4 m/s.
- Réseaux principaux tertiaires : 4 à 6 m/s, au-delà avec un traitement acoustique.
Débits admissibles par diamètre
| Diamètre | Section m² | 2 m/s | 3 m/s | 4 m/s | 5 m/s |
|---|
| Ø 80 | 0,0050 | 36 | 54 | 72 | 90 |
| Ø 100 | 0,0079 | 57 | 85 | 113 | 141 |
| Ø 125 | 0,0123 | 88 | 133 | 177 | 221 |
| Ø 160 | 0,0201 | 145 | 217 | 290 | 362 |
| Ø 200 | 0,0314 | 226 | 339 | 452 | 565 |
| Ø 250 | 0,0491 | 353 | 530 | 707 | 884 |
| Ø 315 | 0,0779 | 561 | 842 | 1 122 | 1 403 |
| Ø 400 | 0,1257 | 905 | 1 357 | 1 810 | 2 262 |
| Ø 500 | 0,1963 | 1 414 | 2 121 | 2 827 | 3 534 |
| Ø 630 | 0,3117 | 2 244 | 3 367 | 4 489 | 5 611 |
Débits en m³/h à vitesse constante, calculés par Q = V × S × 3 600. La perte de charge réelle dépend aussi de la longueur, des singularités et du matériau.
Exemple : une bouche cuisine en grand débit à 135 m³/h raccordée en Ø 125 donne une vitesse de 3,1 m/s, dans la plage recherchée.
Le tableau raisonne à vitesse constante. La perte de charge réelle dépend aussi de la longueur, des coudes, tés et réductions, et de la rugosité du conduit : une gaine souple annelée perd bien plus qu’un conduit lisse de même diamètre. Pour un réseau tertiaire, une note de calcul reste indispensable.
Systèmes VMC
Autoréglable, hygro A ou hygro B : que prescrire ?
En simple flux, l’air neuf entre par les pièces de vie et l’air vicié est extrait dans les pièces de service. Trois familles de systèmes se distinguent par la façon dont les débits s’adaptent.
| Système | Bouches d’extraction | Entrées d’air | Principe |
| Autoréglable | Autoréglables | Autoréglables | Débit constant, indépendant de l’occupation |
| Hygroréglable A | Hygroréglables | Autoréglables | L’extraction s’adapte à l’humidité des pièces de service |
| Hygroréglable B | Hygroréglables | Hygroréglables | Extraction et entrées d’air modulées : débits réduits quand le logement est inoccupé |
Ce qu’il ne faut pas mélanger
Un système hygroréglable est évalué comme un ensemble : groupe, bouches et entrées d’air, sous un avis technique. Remplacer une bouche par un modèle d’une autre famille, ou poser des entrées d’air autoréglables sur un système hygro B, sort l’installation de son cadre de validation.
Que prescrire ?
L’autoréglable reste pertinent pour les petits budgets et certains locaux. L’hygro B est le plus courant en neuf et en rénovation performante, car il réduit les déperditions. Donnez-nous la typologie du logement : nous vous proposons un kit complet et cohérent.
Réseaux
Souple, isolée, rigide ou spiralée : la gaine tronçon par tronçon
Un réseau combine rarement une seule famille de conduit. Chaque tronçon a ses contraintes : longueur, passage en volume froid, hauteur disponible, exigence de rendu ou de résistance au feu.
| Famille | Usage type | Atout | Limite |
| Souple aluminium | Raccordement court bouche-piquage, air chaud | Pose rapide, incombustible | Perte de charge élevée sur la longueur |
| Isolée 25 / 50 mm | Tronçons en volume non chauffé | Évite la condensation | Encombrement |
| Semi-rigide alu | Réseau résidentiel cintré | Bon compromis débit et pose | Diamètres limités |
| PEHD | Double flux distribué sur plénum | Paroi lisse, nettoyable | Réseau dédié avec ses raccords |
| Rigide PVC | Linéaire apparent, usage à froid | Lisse et économique | Comportement au feu à vérifier selon le bâtiment |
| Galva spiralé | Réseaux principaux, tertiaire | Robuste, étanche avec joints | Pose plus technique |
| Rectangulaire | Faux plafond, hauteur réduite | S’adapte à l’espace disponible | Fabrication et coût |
Aux changements de famille, la jonction se fait par un manchon ou une manchette au bon diamètre, reprise à l’adhésif aluminium ou au mastic. Sur les tronçons isolés, veillez à la continuité de l’isolant et du pare-vapeur à chaque raccord.
Étanchéité
Étanchéité des réseaux : les classes A à D
Un réseau qui fuit consomme plus pour délivrer le même débit, et une partie de l’air traité n’arrive jamais aux bouches. Les normes européennes classent l’étanchéité des conduits en quatre niveaux, de A, le moins étanche, à D, le plus étanche : EN 12237 pour les conduits circulaires métalliques, EN 1507 pour les conduits rectangulaires.
Chaque classe fixe un débit de fuite maximal par mètre carré de paroi, fonction de la pression d’essai. D’une classe à la suivante, la fuite admise est divisée par trois.
Comment l’atteindre sur chantier
- Des conduits et accessoires à joint à lèvre plutôt que des emboîtements nus.
- Du mastic ou de l’adhésif sur les jonctions, les piquages et les trappes de visite.
- Des piquages préfabriqués plutôt que découpés sur place.
- Une mesure de perméabilité à la réception lorsque le CCTP ou le label visé l’exige.
Indiquez la classe visée dans votre demande : nous chiffrons les accessoires à joint et les consommables qui vont avec.